17 août 2007
Philomène, coupable ?
Les résultats d'analyses du laboratoire confirmèrent la présence d'une substance toxique dans le sang de Candice; l'origine restait inconnue.
Pendant que ma jeune pensionnaire se rétablissait petit à petit de son étrange "maladie" (hier elle était parvenue à faire péniblement quelques pas hors de sa chambre), je voulu en savoir davantage sur l'origine de l'incident. J'étais persuadée que Philomène me donnerais quelques éléments de réponse.
La petite provinciale était matinale ce matin-là. Elle prenait son petit déjeuner seule. Profitant de ce tête à tête inattendu, je la questionnais.
Après vingt minutes d'un interrogatoire soutenu, la petite fondit en larmes et me jura qu'elle n'était en rien impliquée dans l'empoisonnement de Candice. Elle m'avoua qu'après leur dispute, elle s'était laissé emporter par un sentiment de vengeance devant l'insolence de sa rivale. Mais la raison l'avait vite regagnée et, voulant lui témoigner quelques sympathies, elle lui avait servi en effet, une infusion de jasmin la veille au soir de l'incident. Mais elle me promettait à nouveau que ce n'était là, qu'une pure coïncidence ! Enfin, elle éprouvait des sentiments de compassion et de tristesse devant l'état pitoyable dans lequel se trouvait Candice.
Confuse, je quittais la table, bredouillant quelques excuses. Jusqu'à présent, j'avais été certaine de la culpabilité de la provinciale mais maintenant, je ne savais plus quoi penser de toute cette affaire.
Dans l'hypothèse que Philomène me disait bien la vérité, alors QUI était coupable ?...
A suivre...
©Bérengère, Séraphine et les autres – août 2007


